Une possible forte hausse des prix de produits alimentaires est à prévoir



Les entreprises de l'industrie agroalimentaire représentées par l'Association nationale des industries alimentaires ( ANIA ) demandent une augmentation de 9% du prix des denrées alimentaires et ce, pour tenir compte de la forte hausse des prix et de la disponibilité des matières premières agricoles, un surcoût de seulement 2 euros par ménage et par mois. De leur côté, les industriels déplorent des "tensions sur le prix des matières premières affectent considérablement la santé financière des industries agroalimentaires, traduisant un double décrochage de compétitivité, en France et en comparaison internationale".


La cause de cette flambée : le blé, le maïs et le soja sont sous la pression d'une très forte demande chinoise et américaine qui dure depuis plusieurs mois. Quant au sucre, qui était tombé dans un abîme exceptionnel, ce dernier est reparti à la hausse (+58 %), selon la branche alimentaire des Nations unies (FAO). Les huiles aussi (+100 %) connaissent une inflation « rarement atteinte », d'après l'Ania.


« Aujourd'hui, la notion d'inflation alimentaire raisonnée et raisonnable ne doit plus être tabou »

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont bondi en mai de près de 40% sur un an, atteignant leur niveau le plus haut depuis septembre 2011, avait annoncé l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). L'Indice FAO des prix de la viande est en hausse de 1,7% par rapport à sa valeur de mars, une forte demande en provenance de l'Asie de l'Est ayant soutenu les cours des viandes de bovins, d'ovins et de porcins. Les prix de la viande de volaille sont restés stables, du fait de l'équilibre des marchés mondiaux dans leur ensemble.

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