Un Nutri-Score européen inadapté aux produits alimentaires traditionnels d’Occitanie

Saviez-vous que depuis 2016, la réglementation européenne a rendu obligatoire l’apposition d’une déclaration nutritionnelle sur les denrées alimentaires préemballées. Cette réglementation prévoit que cette déclaration peut être accompagnée d’une présentation complémentaire sous forme de graphique ou symbole. Aussi, et ce dans le cadre de la Loi Santé de 2016, la France a choisi comme représentation graphique le Nutri-score. Ce logo informe sur la qualité nutritionnelle des produits sous une forme simplifiée, basée sur une échelle de 5 couleurs, du vert foncé au orange foncé, associée à des lettres allant de A à E.



Son utilisation reste pour l’instant facultative, mais la Commission européenne, en analysant les différents dispositifs mis en place dans les Etats membres, envisage de rendre obligatoire ce type de présentation sur la face avant des emballages afin d’aider les consommateurs à faire des choix alimentaires plus sains et plus durables.

6 français sur 10 déclarent choisir un produit en fonction de son Nutri-Score. Une véritable catastrophe qui s’annonce par l’instauration d’un marketing punitif .

Rien de bien choquant à priori mais alors, quel produit choisir entre un soda light, classé B car sans sucre mais avec des édulcorants et un jus de pommes bio fermier, non transformé, classé C ? Entre un fromage à tartiner allégé, classé B, et un Rocamadour, un Roquefort ou un Pélardon classés D ou E mais garants d’une recette traditionnelle ? Entre un rôti de porc cuit affichant -25% de sel, avec des additifs et des exhausteurs de goût classé B et une tranche de Jambon Noir de Bigorre AOP classé D ou E ?


Face à cette menace "discriminatoire", Jean-Louis Cazaubon, Président de l’IRQUALIM et Jacques Gravegeal, Vice-Président, s’inquiètent de la mise en place du dispositif sur les produits alimentaires sous Signes Officiels de Qualité et d’Origine (AOC/AOP, IGP, Bio, Label Rouge....) Et pour faire part de cette inquiétude légitime, ils ont adressé une lettre à l'ensemble des Député(e)s de l'Occitanie. Ils craignent que les consommateurs privilégient des produits ultra-transformés qui ont une bonne notation au détriment des produits traditionnels, plus vertueux.


Le président de l'IRQUALIM, Jean-Louis Cazaubon et Frédéric Monod, directeur de la fromagerie des Cévennes seront les invités du magazine On vous en parle. Ils répondront aux questions de Henry Salamone.

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